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Mali : Suivi de la réponse humanitaire janvier-mars 2018

Aperçu

Malgré la propagation de l'insécurité dans le nord et le centre du pays, et le manque important de fonds, les acteurs humanitaires continuent de jouer un rôle essentiel dans la réponse aux besoins fondamentaux des personnes vulnérables. Alors que le plan de réponse humanitaire 2018 vise à fournir une aide vitale à 1,56 million de personnes, au 31 mars seulement 11% des 263 millions de dollars requis avaient été reçus.

La dernière analyse du Cadre Harmonisé de mars 2018 confirme la forte détérioration de la situation de la sécurité alimentaire, avec près d'un million de personnes nécessitant une aide alimentaire d'urgence pendant la période de soudure agricole (de juin à septembre), soit une augmentation de 55% par rapport à la même période l'année dernière. Dans l'ensemble du Mali, le nombre de personnes susceptibles d'être touchées par l'insécurité alimentaire durant la période de soudure est estimé à de 4,3 millions. Les projections du nombre d’enfants pouvant souffrir de malnutrition aiguë globale (MAG) en 2018 est passé à 856 000 (comparé à 635 000 en 2017, une augmentation de 34%), dont 274 000 de malnutrition aiguë sévère (MAS) et 582 000 de malnutrition aiguë modérée (MAM).

Durant le premier trimestre de 2018, une cinquantaine d’incidents sécuritaires impliquant les acteurs humanitaires ont été comptabilisés. Un travailleur humanitaire d'une ONG locale a été tué dans des circonstances peu claires le 20 mars à Niono (région de Ségou). Suite à l'expansion de la menace explosive vers des zones plus peuplées au centre du Mali et à l'augmentation du nombre de victimes civiles, UNMAS et ses partenaires ont formé et sensibilisé 115 chauffeurs d'ONG humanitaires aux dangers des engins explosifs improvisés. 

Les humanitaires se sont également trouvés confrontés à une interdiction officielle de l’État de circuler en motos et en pick-ups dans certains cercles de Mopti, Ségou et Tombouctou. Cette disposition en vigueur depuis le 1er février a pour but de renforcer la surveillance sécuritaire de ces zones.

Au 31 mars 2018, la Commission mouvement de populations (CMP) comptabilisait 50 311 personnes déplacées internes (PDI) soit une hausse de 32% depuis le 31 décembre 2017 suite aux conflits intercommunautaires dans les régions de Mopti et Tombouctou, aux affrontements entre les différents groupes armés et aux opérations de lutte anti-terroriste menées par les forces maliennes (avec l’appui de la coalition MSA & GATIA et de Barkhane) dans les régions de Gao et Ménaka ainsi que dans la zone frontalière du Mali, du Niger et du Burkina Faso.

Espace(s): 
Organisation: 
Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies
Date de publication initiale: 
24 mai 2018
Type de Document: 
Suivi périodique de la Réponse
Lieux: 
Mali
Bureaux de Coordination: 
Bamako
Bureau Régional pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre
Gao
Mopti
Tombouctou