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Tchad : Profil humanitaire de la région du Moyen-Chari (novembre 2016)

  1. Favoriser l’autonomisation des retournés et réfugiés à travers des solutions durables est essentiel dans un contexte sans perspective de retour immédiat pour ces personnes et de manque de financement. Il est nécessaire d’appuyer les retournés du site de Maingama et de la ville de Sido, et les réfugiés centrafricains du camp de Belom pour faciliter leur réintégration socio-économique et la reconstruction de leurs moyens d’existence, à travers la pratique d’activités agricoles et d’activités génératrices de revenus. Les retournés vivant dans les sites sont toujours dans des abris de fortune depuis leur arrivée en 2014 dont la majorité est détériorée. 4 000 abris ont besoin d’être reconstruits en matériaux locaux durables, tout en respectant l’environnement.
  2. Actuellement 92% des retournés ne disposent toujours pas de document d’identité. Pour faciliter leur réintégration socio-économique, il est indispensable de favoriser l’accès à la documentation civile afin de garantir la libre circulation de ces personnes et faciliter leur accès aux services étatiques, au marché du travail et à la terre.
  3. Les communautés hôtes et celles vivant autour des sites, déjà vulnérables, ont vu leur situation se détériorer davantage en raison de la pression exercée sur les services sociaux de base (santé, éducation et WASH) et sur les ressources naturelles (terre, bois de chauffe, etc.). Egalement, la présence de plusieurs milliers de bétail dans la région due au blocage de la transhumance liée à la fermeture de la frontière avec la RCA est source de tensions entre agriculteurs et éleveurs. Il est essentiel de renforcer les programmes de développement local en faveur des populations de la région et d’engager des interventions visant à renforcer la cohésion sociale.
  4. Les standards humanitaires en eau, hygiène et assainissement ainsi qu’en santé ne sont plus atteints dans le site de Maingama. Le taux d’accès à l’eau potable dans le site est seulement de 38%. Seuls 55% des forages sont fonctionnels, portant à plus de 570 le nombre de personnes par forage alors que la norme minimale est de moins de 500 personnes. Egalement, jusqu’à présent, le personnel médical des centres de santé a été financé par les acteurs humanitaires avec des fonds de court terme qui ne permettent pas d’assurer des ressources humaines permanentes. En attendant la mise en place de solutions de long terme, il est nécessaire de maintenir les standards humanitaires minimums dans ces secteurs clés pour éviter que la situation ne se dégrade davantage. 
Espace(s): 
Organisation: 
Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies
Date de publication initiale: 
05 déc 2016
Type de Document: 
Fiche d'Informations
Lieux: 
Moyen-Chari
Bureaux de Coordination: 
Goré
Ndjamena