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Tchad : Le manque de ressources a ralenti la lutte contre le choléra (14 février 2018)

L’épidémie de choléra a suivi la rivière Bahr Azoum –utilisée par beaucoup pour laver le linge, se baigner ou même boire – le long de ses méandres en direction du sud, de la région de Sila, jusqu’au district de Am Timan, à Salamat, une zone densément peuplée.

Comme l’épidémie s’est déplacée, MSF a déplacé ses équipes de réponse aux urgences de Sila à Am Timan. D’après les chiffres du Ministère de la Santé Publique, dans la région de Salamat, 817 cas dont 29 décès ont été enregistrés entre le 11 septembre, date de démarrage de l’épidémie, et le 30 novembre 2017.

MSF a installé un centre de traitement du choléra (CTC) de 40 lits et mis en place trois unités plus petites dans les villages environnants. Alors que les communautés luttaient pour faire face au nombre croissant de cas dans la ville, il devenait essentiel de sensibiliser chacun au sujet de cette maladie véhiculée par l’eau contaminée. « Les cas ici sont particulièrement sévères, avait expliqué Dr Roger Haïwe, qui était en charge du traitement des patients dans le CTC, structure qui a été montée le 22 septembre par l’unité MSF de réponse aux urgences au Tchad. Non seulement les patients parcourent des distances très importantes pour rejoindre le CTC, mais ils ont également peur de dire qu’ils sont atteints de la maladie car les malades du choléra sont stigmatisés. »

Espace(s): 
Organisation: 
Médecins Sans Frontières
Date de publication initiale: 
14 fév 2018
Type de Document: 
Bulletin d'Information
Bureaux de Coordination: 
Ndjamena