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Burundi | Plan de réponse humanitaire 2021

En 2020, la population burundaise a été affectée par les catastrophes naturelles, une augmentation des retours des réfugiés burundais et l’impact socioéconomique de la Covid-19. Ces chocs, conjugués à la faiblesse préexistante des infrastructures et au manque de services sociaux de base et des mécanismes de résilience ont poussé 2,3 millions de personnes dans le besoin d’assistance humanitaire en 2021. Parmi elles, près de 700 000 personnes ont des besoins humanitaires aigus. Cela représente respectivement une augmentation de 35 et 17 pour cent par rapport à 2020.

Le Plan de réponse humanitaire 2021 (HRP) pour le Burundi vise à répondre aux besoins de 1,06 million de personnes parmi les plus vulnérables en fournissant une assistance multisectorielle dans huit secteurs – Sécurité alimentaire, Nutrition, Éducation, Eau, hygiène et assainissement (WASH), Santé, Protection, Abris et articles non alimentaires (ANA) ainsi que Logistique. La réponse 2021 continuera à garantir que les besoins des plus vulnérables sont satisfaits tout en assurant des liens avec les activités de développement à plus long terme, afin de s’attaquer aux causes profondes des besoins humanitaires.

Les personnes ayant les besoins les plus sévères (niveau de sévérité 4) se trouvent dans les provinces de Kirundo, Ruyigi et Cankuzo. Treize autres provinces ayant un niveau de sévérité 3 seront également ciblées (Cibotoke, Bubanza, Bujumbura, Bujumbura Mairie, Kirundo, Muramvya, Mwaro, Rumonge, Makamba, Rutana, Gitega, Karusi et Ngozi). Les deux provinces restantes (Bururi et Kayanza) n’ont pas été priorisées, mais sont tout de même incluses dans le HRP car elles accueillent un ou plusieurs groupes de populations priorisées ayant des besoins sévères de niveaux 3 ou 4. Le plan de réponse ciblera 185 000 rapatriés, 131 000 personnes déplacées, 95 000 réfugiés et 647 000 autres populations vulnérables affectées par les urgences.

Les partenaires humanitaires sollicitent 195 millions dollars américains pour la mise en œuvre du plan, dont 90,4 millions seront alloués à la réponse multisectorielle (comprenant 36,2 millions pour les activités de rapatriement et 54,2 millions pour la réponse aux réfugiés).  

En 2020, la survenance des désastres naturels tels que les glissements de terrain et les inondations a occasionné des pertes humaines et a détruit des abris, des productions agricoles, des infrastructures et des moyens de subsistance. Ces désastres ont également provoqué d’importants déplacements de population durant l’année 2020. Le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays a ainsi augmenté de près de 25 pour cent par rapport à fin 2019 et il était estimé à 131 000 en août 2020. Les personnes déplacées les plus vulnérables se trouvent à l’est (Cankuzo et Ruyigi) et à l’ouest (Bujumbura et Bujumbura Mairie) du pays.  

La sécurité alimentaire continue de représenter la majorité des besoins humanitaires au Burundi. En 2021, 2 millions de personnes sont estimées avoir besoin d’une assistance alimentaire vitale. Ce chiffre est en hausse de 15 pour cent par rapport à 2020. Cette augmentation est principalement due aux catastrophes naturelles qui ont détruit les récoltes, mais aussi retardé les semis en raison de l’irrégularité des précipitations. La pandémie de Covid-19 a également eu un impact négatif sur la sécurité alimentaire en raison de la fermeture des frontières, qui a eu un impact sur les activités économiques transfrontalières. En matière de nutrition, si nous devons nous réjouir de la diminution continue du taux de malnutrition chronique au cours de ces quatre dernières années, le taux de malnutrition chronique actuel de 52,2 pour cent reste bien au-dessus du seuil critique de 40 pour cent. Dans le même temps, on observe une légère augmentation de la malnutrition aiguë, qui passe de 5,1 pour cent en 2019 à 6,1 pour cent en 2020. Cette augmentation est principalement due à la destruction d’infrastructures et aux déplacements internes causés par les chocs climatiques, aux impacts socio-économiques de la pandémie de Covid-19 et à l'augmentation des retours de réfugiés depuis mi-2020.

Suite aux élections générales et à l'appel du nouveau Président de la République, le mouvement de retour de réfugiés burundais initié en 2017 s’est accéléré dans la deuxième partie de l’année 2020, avec 41 000 personnes rapatriées au cours de l’année. Le 27 août 2020, des convois depuis le Rwanda ont repris pour la première fois depuis 2015, et le 23 septembre 2020, depuis la République Démocratique du Congo pour la première fois en 2020. En 2021, plus de 142 000 réfugiés devraient être rapatriés au Burundi. Ces retours accrus font peser une charge supplémentaire sur les communautés d'accueil déjà vulnérables et il est nécessaire de renforcer le soutien à la réintégration pour assurer la durabilité des retours. Selon le suivi réalisé par l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), 40 pour cent des rapatriés n’ont pas été retrouvés dans leurs localités de retour entre janvier et juin 2020. À titre comparatif, ce nombre était de 9 pour cent en 2019. Selon les acteurs de la protection, l’augmentation du nombre d’absences pourrait être dû à des déplacements secondaires liés aux difficultés d’accès aux opportunités économiques, aux moyens de subsistance, aux abris ou/et à la terre notamment.

Les problèmes de protection restent importants, avec 450 000 personnes ayant besoin d’assistance en 2021 et 298 000 personnes ciblées par le HRP. Parmi les problématiques de protection, la question de l’accès au logement, à la terre et aux biens reste centrale. Les femmes et les enfants sont particulièrement vulnérables aux risques de protection, notamment aux violences basées sur le genre (VBG) et à la traite des personnes. La santé reproductive des femmes et des filles, leur autonomisation et leur participation au marché du travail restent problématiques dans l’ensemble du pays. Malgré le rôle essentiel qu’elles jouent pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages, les femmes restent confrontées à un accès inéquitable aux avoirs productifs, comme l'accès à la propriété foncière. Cette précarité structurelle est renforcée dans les situations de déplacement, pouvant entraîner des stratégies négatives de survie et augmenter le risque de VBG et de traite des personnes. Selon les données de l'OIM, plus de la moitié des cas de traite identifiés sont également des personnes survivantes de VBG.

Les autres secteurs inclus dans le HRP sont la Sécurité alimentaire avec 737 000 personnes ciblées et $25,8 millions requis, Abris-ANA avec 117 000 personnes ciblées et $16,3 millions requis, Nutrition avec 478 000 personnes ciblées et $14,1 millions requis, WASH avec 541 000 personnes ciblées et $10,8 millions requis, Santé avec 269 000 personnes ciblées et $7,5 millions requis, et Éducation avec 157 000 personnes ciblées et $5,1 millions requis. Les analyses effectuées dans le cadre du HNO ont permis de révéler le caractère multisectoriel des besoins chez les groupes de populations priorisés et la nécessité d’efforts intégrés pour une réponse effective. Les secteurs de la Coordination et de la Logistique requièrent respectivement $1,8 million et $1,3 million pour soutenir les activités de tous les secteurs.

En 2020, la population burundaise a été affectée par les catastrophes naturelles, une augmentation des retours des réfugiés burundais et l’impact socioéconomique de la Covid-19. Ces chocs, conjugués à la faiblesse préexistante des infrastructures et au manque de services sociaux de base et des mécanismes de résilience ont poussé 2,3 millions de personnes dans le besoin d’assistance humanitaire en 2021. Parmi elles, près de 700 000 personnes ont des besoins humanitaires aigus. Cela représente respectivement une augmentation de 35 et 17 pour cent par rapport à 2020.

Le Plan de réponse humanitaire 2021 (HRP) pour le Burundi vise à répondre aux besoins de 1,06 million de personnes parmi les plus vulnérables en fournissant une assistance multisectorielle dans huit secteurs – Sécurité alimentaire, Nutrition, Éducation, Eau, hygiène et assainissement (WASH), Santé, Protection, Abris et articles non alimentaires (ANA) ainsi que Logistique. La réponse 2021 continuera à garantir que les besoins des plus vulnérables sont satisfaits tout en assurant des liens avec les activités de développement à plus long terme, afin de s’attaquer aux causes profondes des besoins humanitaires.

Les personnes ayant les besoins les plus sévères (niveau de sévérité 4) se trouvent dans les provinces de Kirundo, Ruyigi et Cankuzo. Treize autres provinces ayant un niveau de sévérité 3 seront également ciblées (Cibotoke, Bubanza, Bujumbura, Bujumbura Mairie, Kirundo, Muramvya, Mwaro, Rumonge, Makamba, Rutana, Gitega, Karusi et Ngozi). Les deux provinces restantes (Bururi et Kayanza) n’ont pas été priorisées, mais sont tout de même incluses dans le HRP car elles accueillent un ou plusieurs groupes de populations priorisées ayant des besoins sévères de niveaux 3 ou 4. Le plan de réponse ciblera 185 000 rapatriés, 131 000 personnes déplacées, 95 000 réfugiés et 647 000 autres populations vulnérables affectées par les urgences.

Les partenaires humanitaires sollicitent 195 millions dollars américains pour la mise en œuvre du plan, dont 90,4 millions seront alloués à la réponse multisectorielle (comprenant 36,2 millions pour les activités de rapatriement et 54,2 millions pour la réponse aux réfugiés).  

En 2020, la survenance des désastres naturels tels que les glissements de terrain et les inondations a occasionné des pertes humaines et a détruit des abris, des productions agricoles, des infrastructures et des moyens de subsistance. Ces désastres ont également provoqué d’importants déplacements de population durant l’année 2020. Le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays a ainsi augmenté de près de 25 pour cent par rapport à fin 2019 et il était estimé à 131 000 en août 2020. Les personnes déplacées les plus vulnérables se trouvent à l’est (Cankuzo et Ruyigi) et à l’ouest (Bujumbura et Bujumbura Mairie) du pays.  

La sécurité alimentaire continue de représenter la majorité des besoins humanitaires au Burundi. En 2021, 2 millions de personnes sont estimées avoir besoin d’une assistance alimentaire vitale. Ce chiffre est en hausse de 15 pour cent par rapport à 2020. Cette augmentation est principalement due aux catastrophes naturelles qui ont détruit les récoltes, mais aussi retardé les semis en raison de l’irrégularité des précipitations. La pandémie de Covid-19 a également eu un impact négatif sur la sécurité alimentaire en raison de la fermeture des frontières, qui a eu un impact sur les activités économiques transfrontalières. En matière de nutrition, si nous devons nous réjouir de la diminution continue du taux de malnutrition chronique au cours de ces quatre dernières années, le taux de malnutrition chronique actuel de 52,2 pour cent reste bien au-dessus du seuil critique de 40 pour cent. Dans le même temps, on observe une légère augmentation de la malnutrition aiguë, qui passe de 5,1 pour cent en 2019 à 6,1 pour cent en 2020. Cette augmentation est principalement due à la destruction d’infrastructures et aux déplacements internes causés par les chocs climatiques, aux impacts socio-économiques de la pandémie de Covid-19 et à l'augmentation des retours de réfugiés depuis mi-2020.

Suite aux élections générales et à l'appel du nouveau Président de la République, le mouvement de retour de réfugiés burundais initié en 2017 s’est accéléré dans la deuxième partie de l’année 2020, avec 41 000 personnes rapatriées au cours de l’année. Le 27 août 2020, des convois depuis le Rwanda ont repris pour la première fois depuis 2015, et le 23 septembre 2020, depuis la République Démocratique du Congo pour la première fois en 2020. En 2021, plus de 142 000 réfugiés devraient être rapatriés au Burundi. Ces retours accrus font peser une charge supplémentaire sur les communautés d'accueil déjà vulnérables et il est nécessaire de renforcer le soutien à la réintégration pour assurer la durabilité des retours. Selon le suivi réalisé par l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), 40 pour cent des rapatriés n’ont pas été retrouvés dans leurs localités de retour entre janvier et juin 2020. À titre comparatif, ce nombre était de 9 pour cent en 2019. Selon les acteurs de la protection, l’augmentation du nombre d’absences pourrait être dû à des déplacements secondaires liés aux difficultés d’accès aux opportunités économiques, aux moyens de subsistance, aux abris ou/et à la terre notamment.

Les problèmes de protection restent importants, avec 450 000 personnes ayant besoin d’assistance en 2021 et 298 000 personnes ciblées par le HRP. Parmi les problématiques de protection, la question de l’accès au logement, à la terre et aux biens reste centrale. Les femmes et les enfants sont particulièrement vulnérables aux risques de protection, notamment aux violences basées sur le genre (VBG) et à la traite des personnes. La santé reproductive des femmes et des filles, leur autonomisation et leur participation au marché du travail restent problématiques dans l’ensemble du pays. Malgré le rôle essentiel qu’elles jouent pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages, les femmes restent confrontées à un accès inéquitable aux avoirs productifs, comme l'accès à la propriété foncière. Cette précarité structurelle est renforcée dans les situations de déplacement, pouvant entraîner des stratégies négatives de survie et augmenter le risque de VBG et de traite des personnes. Selon les données de l'OIM, plus de la moitié des cas de traite identifiés sont également des personnes survivantes de VBG.

Les autres secteurs inclus dans le HRP sont la Sécurité alimentaire avec 737 000 personnes ciblées et $25,8 millions requis, Abris-ANA avec 117 000 personnes ciblées et $16,3 millions requis, Nutrition avec 478 000 personnes ciblées et $14,1 millions requis, WASH avec 541 000 personnes ciblées et $10,8 millions requis, Santé avec 269 000 personnes ciblées et $7,5 millions requis, et Éducation avec 157 000 personnes ciblées et $5,1 millions requis. Les analyses effectuées dans le cadre du HNO ont permis de révéler le caractère multisectoriel des besoins chez les groupes de populations priorisés et la nécessité d’efforts intégrés pour une réponse effective. Les secteurs de la Coordination et de la Logistique requièrent respectivement $1,8 million et $1,3 million pour soutenir les activités de tous les secteurs.

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In 2020, natural disasters, increased return of Burundian refugees, and the socioeconomic impacts of Covid-19, continued to impact Burundian people. These shocks, combined with the pre-existing infrastructural, weaknesses, lack of basic social services, and resilience mechanisms, have pushed 2.3 million people in need of humanitarian assistance in 2021. Of them, nearly 700,000 people have acute needs. This represents an increase of 35 and 17 per cent respectively compared to 2020.

The 2021 Humanitarian Response Plan (HRP) for Burundi seeks to address the needs of 1.06 million of the most vulnerable people through providing multi-sectoral assistance across eight sectors – food security, nutrition, education, water and sanitation, health, protection, shelter and non-food items as well as logistics. The 2021 response will continue to ensure that the needs of the most vulnerable are met while ensuring linkages to longer-term development activities to address the root causes of humanitarian needs.

The people with most severe needs (severity of needs level 4) are located in the provinces of Kirundo, Ruyigi and Cankuzo. Another 13 provinces with severity of needs level 3 will also be targeted (Cibotoke, Bubanza, Bujumbura, Bujumbura Mairie, Kirundo, Muramvya, Mwaro, Rumonge, Makamba, Rutana, Gitega, Karusi and Ngozi). The remaining two provinces (Bururi and Kayanza) were not prioritized but are still included in the HRP because some populations categories have severe needs there (levels 3 or 4). The response plan will target 185,000 returnees, 131,000 IDPs, 95,000 refugees and 647,000 other vulnerable populations affected by emergencies.

The humanitarian partners will require US$ 195 million to implement the plan. Of that 90.4 million is for the multi-sectoral response, including 36.2 million for repatriation activities and 54.2 million for refugee response.

In 2020, the occurrence of natural disasters such as landslides and floods caused deaths, destroyed shelter, agricultural production, infrastructure and livelihoods. They also led to significant population displacement with the number of internally displaced persons (IDPs) increasing by nearly 25 per cent since late 2019 to reach 131,000 by August 2020. The most vulnerable IDP populations are located in the eastern (Cankuzo and Ruyigi) and western parts of the country (Cibitoke, Bujumbura and Bujumbura Mairie).

Food security continues to account for the majority of humanitarian needs in Burundi. In 2021, 2 million people are expected to be in need of life-saving food assistance. This number is up by 15 per cent from 2020. The increase is mainly due to natural disasters that have destroyed harvests but also delayed planting due to irregular rainfall patterns. The Covid-19 pandemic has also negatively impacted on food security through border closures which impacted cross-border economic activities. In terms of nutrition, while the steady decrease of chronic malnutrition over the past four years is a welcome development, the chronic malnutrition rate at 52.2 per cent remains well above the critical threshold of 40 per cent. At the same time, there has been a slight increase in acute malnutrition up from 5.1 per cent in 2019 to 6.1 per cent in 2020. This is mainly in due to the destruction of infrastructure and internal displacements caused by climatic shocks, the socio-economic impacts of the Covid-19 pandemic, and the increase of refugee returns since mid-2020.

Following the general elections and the call of the new President of the Republic, the return of Burundian refugees increased significantly during the second half of 2020 with a total of 41,000 refugees repatriated during the year. For the first time since 2015, convoys from Rwanda were resumed on 27 August 2020 and from the Democratic Republic of the Congo (DRC) on 23 September 2020 for the first time in 2020. In 2021, over 142,000 refugees are expected to be repatriated to Burundi. These increased returns are placing additional burden on the already vulnerable host communities and there is a need for enhanced reintegration support to ensure the durability of returns. According to the monitoring done by the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR), 40 per cent of returnees were not found in their areas of return between January and June 2020. By comparison, this number was 9 per cent in 2019. According to protection actors, the increase in absences could be due to secondary displacement related to lack of access to economic opportunities, livelihoods, shelter, and/or land, among other things.

Protection issues remain significant with 450,000 people in need of assistance in 2021 and 298,000 targeted by the HRP. Among the protection issues, access to housing, land, and property remains central. Women and children are particularly vulnerable to protection risks, including gender-based violence (GBV) and human trafficking. Women's and girls' reproductive health, empowerment, and participation in the labour market remain problematic throughout the country. Despite the essential role they play in ensuring household food and nutritional security, women continue to face inequitable access to productive assets, such as land. These structural vulnerabilities are reinforced in situations of displacement, and can contribute to negative coping mechanisms and increase the risk of GBV and human trafficking. The deteriorating economic situation also increases the risk of exploitation and trafficking. According to IOM data, more than half of the trafficking cases identified are also survivors of GBV.

Other sectors in the HRP include Food Security with 737,000 people targeted and $25.8M required, Shelter-NFI with 117,000 people targeted and $16.3M required, Nutrition with 478,000 people targeted and $14.1M required, WaSH with 541,000 people targeted and $10.8M required, Health with 269,000 people targeted and $7.5M required and Education with 157,000 people targeted and $5.1M required. Analyses conducted as part of the HNO revealed the multisectoral nature of needs among the prioritized population groups and the need for integrated efforts for an effective response. The sectors of Coordination and Logistics respectively require $1.8M and $1.3M to support the activities of all sectors

Operation(s)/Espace(s) web: 
Organisation(s): 
Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies
Date de publication initiale: 
16 mar 2021
Type de document: 
Plan de Réponse Stratégique
Lieu(x): 
Burundi
Burundi
Thème(s): 
Assistance Humanitaire
Coordination Inter-Clusters
Bureaux de coordination: 
Bujumbura