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Haiti: Résumé de l’évaluation rapide VBG - 16 Oct 2016 [FR]

Subject/Objective: 
L’objectif général de l’évaluation rapide est d’avoir une vision d’ensemble des besoins spécifiques des femmes et filles en relation aux risques de la violence basée sur le genre en contexte humanitaire. L’évaluation avait les objectifs spécifiques suivants : • Evaluer les besoins spécifiques des femmes et filles en relation aux risques de la violence basée sur le genre en contexte humanitaire ; • Identifier et appuyer les mécanismes de coordination su la VBG au niveau départemental ; • Contribuer à l’établissement du système de référence et groupes communautaires pour assurer la prévention et la réponse aux cas de VBG et en assurer un environnement sûr pour les femmes et les filles. • Faire le repérage rapide d’associations de femmes ou tout autre partenaire capable de mettre en œuvre des actions de prise en charge de GBV pour établir le système de coordination VBG ;
Key findings: 
Les résultats de l’évaluation démontrent qu’il y a un besoin urgent d’augmenter et intensifier les réponses d’urgence et mettre en place un mécanisme de coordination entre les différents acteurs de protection et les autres secteurs. Ces réponses recommandées n’incluent pas seulement l’accès à l’information notamment concernant la prévention et la prise en charge de la VBG mais également une assistance directe et matérielle. Recommandations pour les acteurs de protection et VBG et action à mener dans l’immédiat : 1. Assurer la prise en charge médicale des survivantes dans les centres de santé de la zone : L’évaluation a démontré que les femmes et les filles qui subissent violence reconnaissent l’importance d’aller aux centres de santé pour la prise en charge médicale. Il s’agit donc d’un impératif moral pour UNFPA d’aller équiper régulièrement les centres de santé avec les traitements pour la prise en charge médicale des survivantes. Un recyclage sur les notions de base de la prise en charge clinique et des principes directeurs de la VBG doit aussi suivre cette phase aigüe de l’urgence. Dans les situations d’urgence, il faut veiller à ce que les prestataires de santé soient formés de façon à faire preuve de compassion/empathie , à fournir un soutien émotionnel, à comprendre les éventuels impacts psychosociaux et médicaux de la VBG, et à être en mesure d’orienter les survivant(e)s vers les services appropriés. 2. Mettre en place un système de référence psychosocial communautaire de base : Les acteurs VBG sont encouragés à établir un réseau communautaire de bases à travers les volontaires de la Croix Rouge Haïtienne, les agents communautaires de sante et les comites VBG pour assurer qu’il y ait un réseau communautaire de proximité aux femmes et filles, en collaboration avec les grandes agences de protection. La création d’« espaces sûrs » accessibles aux femmes et offrant des services, un soutien ou un abri immédiat en cas d’exposition à la VBG, constitue aussi une intervention immédiate qui favorise la sécurité, le rétablissement et le relèvement des femmes et filles affectée par la crise ; surtout en proximité des abris temporaires. 3. Faciliter la distribution des kits de dignité avec matériel approprié selon des critères de vulnérabilité Les acteurs de protection/VBG doivent faciliter la distribution d’assistance matérielle immédiate de kits de dignité avec un contenu approprié afin de répondre aux besoins à court et long terme des femmes et des filles de la zone. Apres l’évaluation rapide on suggère d’inclure dans la distribution au-delà du matériel hygiénique: des turpilines, des lampes solaires de poche, des tongs en plastique, des draps avec une corde pour assurer de l’intimité aux femmes et filles pour dormir ou bien pour ses activités de toilette. Avec l’évolution de la réponse, les acteurs doivent veiller à ce que le contenu des kits de dignité soit régulièrement mis à jour, en fonction de l’évolution des besoins de la population touchée. 4. Mettre en place un véritable système de coordination Tous les acteurs protection/VBG doivent assurer la mise en place d’une coordination qui permet de favoriser une compréhension commune des questions de VBG chez les principaux acteurs humanitaires, de faire respecter les normes minimales pour la prévention et la réponse à la VBG, de veiller au respect des principes directeurs de la réponse à la VBG, de faciliter le partage des informations et des bonnes pratiques et enfin, de promouvoir des actions collectives inter organisations pour prévenir et lutter contre la VBG au niveau national et départemental. 5. Des mesures de sécurité sont instituées pour prévenir et atténuer la VBG Les acteurs humanitaires doivent surveiller régulièrement les risques potentiels de VBG et les vulnérabilités des populations touchées, en particulier les femmes et les filles. Les acteurs protection/VBG doivent plaider auprès des acteurs du secteur de la sécurité pour mettre en place des mécanismes visant à atténuer les risques de VBG (p. ex., en effectuant des patrouilles de sécurité) ; ou bien impliquer les communautés touchées dans la mise en place et le développement de mécanismes de protection communautaires (patrouille volontaires surtout à côté des abris). Recommandations pour les autres secteurs et actions à mener dans l’immédiat : La prévention et la réponse à la VBG sont l’affaire de tous. L’intégration transversale n’est pas une fin en soi, mais une stratégie devant être menée par tous les acteurs humanitaires, dans le but principal de promouvoir des mesures multisectorielles et inter-organisations pour prévenir et lutter contre la VBG. Dans ce sens, les autres secteurs sont encouragés à : 6. Intégrer l’atténuation des risques de VBG dans les principaux groupes sectoriels et secteurs humanitaires, y compris l’intégration des principes de la protection; Les chef des file doivent veiller à ce que les directeurs des organismes fassent référence aux Directives VBG lors des réunions de l’équipe de pays pour l’action humanitaire ou du groupe de travail intersectoriel et des autres rencontres sectoriels afin de sensibiliser leurs homologues et de solliciter leur engagement et élaborer des plans d’action propres au contexte pour la prévention et la réponse à la VBG en s’appuyant sur les Directives relatives à la VBG. Les secteurs de sécurité alimentaire, da la distribution, des abris, de la santé et de la protection doivent jouer un rôle primordiale dans la prévention et réduction de risques. 7. Les populations affectées, y compris les femmes et les filles sont placées au centre de l'action humanitaire Les efforts de la population touchée pour reconstruire leur résilience et leur protection devraient être davantage soutenus, notamment par le biais d'un engagement significatif et cohérent de tous les acteurs humanitaires et la promotion de leur participation à la prise de décision. Une analyse de protection, y compris une analyse des menaces, des vulnérabilités, des capacités des populations locales et les potentielles conséquences imprévues devrait être appliquée avant, pendant et au-delà des efforts humanitaires. Recommandations pour les bailleurs de fonds En tant qu’interventions vitales, les mesures visant à lutter contre la VBG en situation d’urgence doivent figurer au premier plan dans les stratégies de financement humanitaire. Les bailleurs de fonds et OCHA doivent 8. Mobiliser des ressources pour établir et/ou étendre les activités de coordination et réponse à la VBG Les représentants de bailleurs et des agences doivent attirer l’attention de la communauté des donateurs sur l’importance de fournir des ressources pour les interventions vitales en matière de violence basée sur le genre dès le début de l’opération — y compris pour la réponse et la coordination. Les bailleurs doivent être aussi sensibilisés sur les conditions de travail et des faibles capacités techniques et opérationnelles que se retrouvent dans les régions affectées par la crise. 9. Plaider pour le respect des principes de protection humanitaire Fondamentalement, la protection englobe tous effort poursuivi par les acteurs humanitaires pour veiller à ce que les droits des personnes concernées et l'obligation de ceux qui doivent le faire respecter en vertu du droit international sont compris, respectés, protégés sans discrimination. Les bailleurs de fonds devraient aider à promouvoir une action de réponse coordonné par le gouvernement haïtien qui est orientée vers la protection et cherchent à prévenir, atténuer, ou mettre fin à des risques réels et potentiels; y compris les risques de VBG.
Assessment Report: 
Assessment Questionnaire: 
Publicly Available
Assessment Data: 
Publicly Available
Webspace(s): 
Assessment Date(s): 
12 Oct 2016 to 16 Oct 2016
Status: 
Report completed
Population Type(s): 
Women
Cluster(s)/Sector(s): 
Leading/Coordinating Organization(s): 
United Nations Population Fund
Government of Haiti - Ministere de la Condition Feminine et du Droit des Femmes
Location(s): 
Nippes
Grand'Anse
Disaster(s)/Emergency: 
Hurricane Matthew - Sep 2016