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Cameroun : Plan de réponse d'urgence pour les régions Nord-Ouest et Sud-Ouest (mai 2018)

Introduction

Les régions d’expression anglaise du Nord-Ouest et du Sud-Ouest connaissent depuis 2016 une instabilité sociale émaillée de violences avec un impact négatif sur le tissu socio-économique. La crise socio-politique a progressivement mué en insécurité et une violence armée dès novembre 2017. L’escalade de la tension et la multiplication des foyers d’hostilité entre les groupes armés et les forces de défense et de sécurité ont gravement affecté les populations civiles, contribuant ainsi au déplacement de nombreuses personnes à l’intérieur des deux régions qui comptent près de 4 millions1 d’habitants (soit 16% de la population totale). L’insécurité gagne depuis peu de nouveaux départements dans la région du Sud-Ouest comme le Ndian, le Lebialem et le Fako et le département de Boyo au Nord-Ouest. Le nombre de ménages obligé de quitter les villages voire le pays à la recherche de zones plus sécurisées augmente rapidement et de manière constante. Les résultats des récentes évaluations estiment à plus de 160 000 le nombre de personnes déplacées internes (PDI) dans les deux régions qui auront besoin d’une assistance humanitaire d’urgence au cours des trois prochains mois. La stratégie du plan de réponse d’urgence porte sur la totalité des personnes dans le besoin, soit 160 000 PDI ciblées par les interventions d’urgence pour une période initiale de trois mois. Le Plan de réponse humanitaire (HRP) 2017-2020 n’inclut pas les régions Nord-Ouest et Sud-Ouest du fait qu’au moment de son l’élaboration, ces dernières connaissaient une instabilité politico-sociale dont les conséquences humanitaires n'étaient pas connues. L’élaboration de ce plan de réponse complémentaire se justifie par une dégradation rapide et évolutive du climat sécuritaire avec comme corollaire un déplacement important, des préoccupations liées à leur protection, la perte des moyens de subsistance et l’absence de perspective à court et moyen terme.

Evolution of the crisis

The crisis in the South-West and North-West Regions of Cameroon has compounded pre-existing vulnerabilities. Since 2016, political and social instability, exacerbated by sporadic violence, has had a negative impact on the civilian population of Cameroon’s South-West and NorthWest Regions, hosting four million inhabitants (16% of the total population). In November 2017, the sociopolitical crisis progressively translated into insecurity and armed violence. Since then, the escalation of tension and upsurge in hostilities between non-state armed groups and defence and security forces have triggered humanitarian needs across the two regions, linked to significant internal displacement. In recent months, the epicentre of the crisis moved from Bamenda (North-West) to Mamfe and Kumba (SouthWest). All divisions in the South-West region, host to more than 1.4 million inhabitants, are affected by the crisis. The number of households forced to flee their villages - or the country - in search of safer areas has rapidly and steadily increased since November 2017. Recent needs assessments report that at least 160,000 people have been internally displaced in the two affected regions and would need humanitarian and protection assistance over the next three months. In addition, more than 21,000 Cameroonians have been registered as refugees in Cross River, Benue and Akwa Ibom States in Nigeria.1 This crisis is taking place against a backdrop of several other humanitarian emergencies affecting 3.3 million people across Cameroon.

Webspace(s): 
Organization(s): 
United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
Original Publication Date: 
27 May 2018
Document type: 
Other Response Plans (FLASH)
Location(s): 
Nord-Ouest
Sud-Ouest
Theme(s): 
Inter-Cluster Coordination
Disaster(s)/Emergency: 
Cameroon: North West and South West Crisis - 2016-2018